Le journaling a révolutionné ma santé mentale et mon bien-être

7 octobre 2020 11 minutes de lecture 59

Aujourd’hui on se retrouve pour se parler d’un sujet qui me tient énormément à coeur et qui m’a beaucoup apporté ces derniers mois : le journaling !

Le « journaling » c’est quoi ?

Ce qui se cache derrière ce anglicisme en vogue est tout simplement le fait de tenir un journal de façon régulière, de poser ses pensées et émotions sur le papier.

[ NB : dans cet article j’ai utilisé le mot « journaling » dans mes titres quand il s’agissait d’un nom car nous n’avons pas de mot unique pour décrire cette activité en français (il faudrait écrire « la tenue d’un journal » et c’est un peu long pour un titre qui se veut concis 😉 ]

Tenir un journal est un outil tellement précieux pour ma santé mentale (qui est l’une de mes priorités depuis mon burnout d’il y a quelques mois) et je ne m’attendais honnêtement pas à ce que cela m’apporte autant. Tenir un journal m’aide notamment beaucoup à gérer la surcharge mentale et émotionnelle. Nous sommes tous.tes exposé.e.s à la surinformation permanente dans notre société où tout va à mille à l’heure et cela rend parfois le tri de données et la prise de recul difficiles. Mettre en place des moments de déconnexion, comme écrire dans un journal par exemple (ou les puzzles, haha), fonctionne hyper bien pour moi !

Comment je me suis intéressée au journaling

J’avais déjà pas mal entendu parler du journaling, mais curieusement je ne m’y étais jamais intéressée plus que ça. J’avais déjà une routine sportive et de méditation bien installée le matin et il me paraissait compliqué de trouver le temps pour ajouter encore un élément avec le journaling. J’ai finalement commencé pendant le confinement, ayant un peu plus de temps disponible. C’est après avoir visionné cette vidéo de Matt d’Avella sur le sujet (dont j’aime beaucoup la chaîne YouTube) que j’ai eu envie de me lancer à mon tour, « pour voir ».

Quelques jours plus tard je suis tombée sur cette vidéo IGTV de Garance Doré que j’avais trouvée hyper intéressante et qui m’a conforté dans ma pratique du journaling aussi.

J’ai toujours beaucoup aimé écrire (d’où la création de mon blog que je prends toujours plaisir à alimenter 13 ans plus tard) et j’ai par exemple toujours eu un carnet et un crayon à côté de mon lit afin d’y noter des choses et ne plus les avoir en tête pour m’endormir. L’écriture a toujours été quelque chose avec lequel je me suis sentie à l’aise donc je ne suis finalement pas surprise d’avoir tout de suit accroché au journaling !

Comment je pratique le journaling

Journal papier ou numérique ?

Personnellement j’écris dans un journal papier, car j’aime énormément la sensation du stylo sur le papier. On a de moins en moins d’occasion de pratiquer l’écriture manuscrite de nos jours et je ne voulais pas passer à côté de cette occasion 😉 Je trouve que lorsqu’on écrit sur un un support numérique, il est trop facile d’effacer et de remanier son texte à l’infini (surtout pour quelqu’un ayant une grosse tendance perfectionniste comme moi) alors qu’en écrivant au stylo sur du papier, on édite moins son texte (car cela oblige à raturer, personne n’aime ça, haha). Je me sens plus libre dans mon écriture sur le papier : je ne perds pas mon temps à chercher le mot ou la tournure de phrase idéaux, ce que j’aurais tendance à faire en version numérique en sachant que je peux revenir en arrière pour reprendre chaque phrase.

Bien sûr il s’agit d’une préférence personnelle et certain.e.s préféreront tenir un journal numérique, ce que je peux totalement comprendre puisque le journaling numérique a aussi ses avantages : on peut protéger le contenu avec un mode de passe, on a toujours son journal sur soi (si on écrit depuis son téléphone) et on peut également faire des recherches dans ses écrits en tapant un mot clé, si jamais on a envie de revenir sur des pensées ou émotions passées par exemple.

A quel moment de la journée écris-tu dans ton journal ?

Cela varie selon les jours : j’écris le matin ou le soir dans mon journal. Le matin, écrire me permet de mettre les choses à plat pour la journée tandis que le soir, écrire dans mon journal me permet de décharger toutes mes émotions de la journée sur le papier.

J’ai remarqué que lorsque j’ai des périodes de frustration, d’angoisse ou de stress j’ai davantage tendance à écrire le soir (afin de vider le contenu de mon esprit sur le papier) alors que, lorsque je suis dans une période plus sereine, j’écrirai plutôt le matin (pour donner une intention à ma journée.)

Est-ce que tu écris tous les jours ?

Je n’écris pas nécessairement tous les jours, au moins 2/3 fois par semaine en général. Je ne veux pas faire de la tenue d’un journal une corvée et j’évite donc de me fixer des règles strictes. Si je manque de temps ou que je ne ressens pas le besoin d’écrire alors je ne me force pas à le faire.

Qu’écris-tu dans ton journal ?

Il n’y a pas de règles sur quoi écrire dans son journal, sentez-vous libre de noter ce qui vous inspire et ce que vous avez envie d’apposer sur le papier. J’essaie de privilégier une écriture libre et intuitive : les premiers mots sont rarement profonds ou intéressants (mais ça n’a pas d’importance), mais après quelques lignes à noter des choses triviales, on commence à écrire des choses plus profondes.

J’essaie personnellement d’écrire au moins 2/3 pages à chaque fois que j’ouvre mon journal, car, comme je le disais plus, haut, les premières lignes sont rarement celles dans lesquelles on creuse en profondeur dans ses émotions (et pour le coup c’est ce qui m’intéresse personnellement dans la tenue d’un journal). Dans mon journal je raconte mes journées avec un gros focus sur mes émotions et mes frustrations, car cela me fait un bien fou de me libérer de choses qui me pèsent en les déposant sur les pages de mon journal.

Personnellement je n’utilise pas d’amorce (je vous en reparle plus bas, mais il est possible de répondre à des questions pour guider son écriture si on le souhaite) et les mots me viennent assez naturellement, certainement parce que je suis très bavarde et que j’ai toujours plein de choses à dire ! Je me focalise vraiment sur les mots dans mon journal : je n’y dessine pas, je n’y fais pas non plus de collage ou autre (certains le font et je trouve ça génial d’amener la créativité dans le journaling).

J’essaie de plus en plus d’intégrer la gratitude dans mes écrits. Je suis quelqu’un de naturellement positif, mais, en relisant mes notes passées dans mes carnets, je me suis aperçue que je déversais beaucoup de mes émotions négatives sur le papier (c’est très libérateur pour moi) et que je ne me concentrais moins sur les choses positives dans mes écrits. Depuis ce constat, j’essaie aussi de m’entraîner à écrire sur les choses qui m’ont apporté de la joie, du plaisir et qui se sont bien passées, notamment en listant au moins 3 choses pour lequel je suis reconnaissante à l’instant T. C’est un moyen pour moi de me rappeler que même si les émotions négatives sont inévitables (et importantes à ressentir aussi), il y a du positif et des choses dont on peut être reconnaissant.e chaque jour !

Comme je le disais plus haut, ma raison de commencer à écrire dans un journal était de mieux comprendre mes émotions, j’essaie donc d’être très honnête dans mes écrits et je me pousse à écrire les choses de manière très libre et « brute » en creusant vraiment dans mes ressentis et perceptions, écrivant parfois des choses que l’on aurait spontanément du mal à s’avouer à soi-même. C’est vraiment une excellente pratique de la vulnérabilité, qui est d’ailleurs un sujet qui m’intéresse beaucoup en ce moment (si vous aussi je vous invite à visionner ce Ted Talk de Brené Brown) afin d’explorer et mieux comprendre ma tendance au perfectionnisme extrême (et handicapant) ainsi que mon besoin de reconnaissance de la part des autres sur lequel je travaille beaucoup depuis le début d’année.

Les bienfaits que j’ai tirés du journaling

Via le blog et ma newsletter j’ai l’occasion d’écrire régulièrement, mais c’est tellement différent d’écrire uniquement pour soi, quand on sait que l’on ne va pas être lue : on laisse derrière soi la peur d’être jugée, incomprise ou critiquée (surtout quand, comme moi, on a naturellement tendance à craindre le regard des autres comme je vous en parlais dans cet article) et les mots sont forcément d’autant plus bruts et honnêtes.

Personnellement j’ai le sentiment d’avoir les idées plus claires après avoir écrit dans mon journal, un peu comme après session de sport, de méditation (ou de rangement haha). Écrire dans mon journal est un véritable exutoire, qui me permet de prendre de la hauteur sur les événements de ma vie et sur les émotions que je peux ressentir au quotidien, ce qui m’aide du coup beaucoup dans ma gestion de l’anxiété.

Le journaling me permet de me libérer de ma charge mentale et de canaliser mes pensées, de mieux identifier de ce qui me pèse, ce qui me rend heureuse, ce qui me vide de mon énergie ou au contraire me motive et, ainsi, de mieux comprendre les déclencheurs de mes émotions et mes schémas de pensées récurrents.

Écrire m’aide à identifier et extérioser mes émotions négatives pour sortir des  boucles de pensées de mon esprit qui me desservent. Comme je vous en parlais dans cet article sur l’anxiété, j’ai une tendance naturelle à imaginer les pires scénarios et je sais que je me génère moi même beaucoup de situations d’anxiété. C’est d’ailleurs assez fou de relire ce qu’on a écrit dans son journal quelques jours, semaines ou mois auparavant : certaines choses qui nous minaient n’ont aujourd’hui plus aucun impact sur notre vie et on les a même parfois carrément oubliés ! On se rend alors compte de combien certaines émotions et frustrations sont en réalité éphémères ! 

Enfin, prendre ce temps d’écriture pour moi m’aide à calmer mon esprit, à me connecter avec moi-même de manière honnête et authentique et à construire des mécanismes de pensées et des actions qui me sont plus bénéfiques. S’il y a bien une chose que j’ai appris en 2020 c’est qu’il est important de faire de la place dans sa vie pour ce qui nous fait du bien et qu’apprendre à se connaître soi-même est une richesse qui n’a pas de prix !

Comment se lancer dans le journaling ?

Définissez vos intentions

Pourquoi écrire dans un journal ? Est-ce pour avoir plus de recul sur ses émotions ? Est-ce pour booster votre créativité ? Est-ce pour exprimer votre gratitude ? Est-ce pour garder une trace d’un moment que vous êtes en train de vivre ? Personnellement j’ai commencé à écrire dans un journal pour prendre soin de ma santé mentale et prendre du recul sur mes émotions et mes angoisses, afin de mieux comprendre ce qui les déclenche et ce qui, au comprendre, les apaise.

N’ayez pas peur de la page blanche !

On se sent toujours impressionné.e au moment de poser les premières lignes dans un journal et on se demande souvent comment commencer ! N’ayez pas peur (si tout se passe bien vous serez de toute façon le/la seul.e à lire ce journal), lancez-vous ! Comme dans une conversation physique, les premiers mots sont souvent des banalités pour lancer l’échange, ensuite les choses coulent de source 😉

Créez-vous un rituel ou moment privilégié

Privilégiez idéalement un moment où vous pouvez avoir de l’intimité et ne pas être dérangé.e pendant que vous écrivez. Pensez à vous dédier pleinement à l’écrire sans faire autre chose en même temps.

Ne vous mettez pas la pression

Rien ne nous oblige à écrire tous les jours dans notre journal ! Une fois de plus,  il n’y a pas de règle, il faut prendre du plaisir à tenir son journal et y écrire lorsqu’on a envie. L’idée n’est pas de transformer le journaling en une corvée ou une tâche de to-do list à cocher, il faut apprécier ce moment sans le forcer. Tenir un journal peut ne prendre que quelques minutes chaque jour ou chaque semaine, c’est à adapter à soi et à son mode de vie.

S’entraîner avec des amorces ou questions

Si vous avez des difficultés à vous lancer et que vous ne savez pas quoi écrire dans votre journal au début, vous pouvez utiliser des amorces ou questions, par exemple :

  • Comment je me sens en ce moment ?
  • Qu’est-ce qui me rendrait heureux.se actuellement ?
  • Qu’il y a-t-il de positif dans ma vie en ce moment ?
  • De quoi suis-je reconnaissant.e ?
  • Qu’est-ce que j’aimerais changer dans ma vie ? Pourquoi ?
  • Qu’ai-je appris aujourd’hui ? Cette semaine ?
  • Quelles sont mes priorités actuellement ?
  • Qu’est-ce qui m’a apporté de la joie cette semaine ?

Achetez-vous un joli carnet et un stylo agréable à utiliser

J’adore la papeterie et tenir un journal est une excuse parfaite pour utiliser mes jolis carnets et mes stylos ! Sans investir à outrance, c’est important d’avoir des outils qui donnent envie de se lancer dans une nouvelle discipline. Voici quelques e-shops qui proposent de la jolie papeterie pour pratiquer le journaling : j’adore les carnets de Sonia Cavallini, ceux de Rifle Paper ou encore les carnets Season Paris notamment 🙂

Et vous ?

Avez-vous déjà tenu un journal ? Est-ce une habitude que vous avez encore aujourd’hui ou que vous aimeriez reprendre ?

N’hésitez pas à me poser des questions si vous en avez ! Je vous souhaite une belle semaine et à très vite !

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59 commentaires
  • Lili 7 octobre 2020

    Bonjour Daphé,
    Cet article est très intéressant ! J’ai tenu un journal durant l’année de mes 25 ans, particulièrement riche en rencontres et en événements dans ma vie perso et pro. Je m’étais lancée sur un coup de tête en craquant sur un carnet chez Hema. Aujourd’hui encore j’aime bien le relire et (re)découvrir ce que je faisais/pensais à la même date cette année-là… et effectivement je te rejoints quand tu écris « qu’on se rend alors compte de combien certaines émotions et frustrations sont en réalité éphémères ! » Je recommencerai peut-être l’expérience, qui sait… Bonne continuation !

    • Daphné 7 octobre 2020

      Merci de ton commentaire Lili ! Ca doit être super pour toi d’avoir cette trace écrite de cette année marquante ! Le journaling est vraiment hyper enrichissant, il faut que tu réitères l’expérience 😉

  • Isa d 7 octobre 2020

    Bonjour Daphné, merci pour ton article qui me fait moins me sentir comme un ovni ! Je tiens un journal depuis 2015, à la base c’était plus un journal de « forme » parce qu’à l’époque je faisais un régime. Et c’est devenu un journal tout court. J’écris tous les jours et comme tu le dis cela permet vraiment de prendre du recul, d’avoir en quelque sorte un regard extérieur sur sa vie. C’est aussi se recentrer quand il se passe trop de choses ! 🙂

    • Daphné 7 octobre 2020

      Complètement d’accord ! C’est top que tu aies fait évoluer ton journal d’un journal de forme à un journal tout court, ça montre que l’on peut commencer pour une raison X et s’orienter vers d’autres motivations ! Tu n’es pas un OVNI hehe 😉

  • Laetitia 7 octobre 2020

    Bonsoir Daphné,
    Cet article est vraiment très intéressant, et je pense que c’était le dernier pas pour me pousser à m’y mettre également !
    J’ai toujours pris plaisir à écrire, mais j’ai tendance à ne pas le pratiquer aussi souvent que je voudrais. Alors je pense que mettre en place cette petite routine pourrait me faire le plus grand bien ! Pour la gestion de mes émotions également, et pour le plaisir tout simplement (j’ai un joli carnet qui n’attend que ça…) 🙂

    • Daphné 8 octobre 2020

      Je suis sûre que cela t’apportera beaucoup ! Bon journaling 😉

  • Eléonor 7 octobre 2020

    Très bel article ! J’ai toujours écrit dans les moments difficiles de ma vie. Deuils, séparation, etc. Et c’est vrai que cela libère énormément ! Personnellement je n’ai le réflexe de le faire que lorsque je sens que je suis en train de craquer, mais ta démarche donne envie de le faire plus régulièrement, pour éviter de craquer justement ! En plus je suis une fan des beaux papiers ou carnets également 😉 avec écriture au stylo plume à l’encre noir car ça me donne l’impression d’être à Poudlard haha

    Je lis ton blog depuis peu mais j’adore et j’apprends beaucoup sur le développement personnel grâce à toi ! Ca me boost pour améliorer ma vie sur plein d’aspects, alors un grand merci !

    • Daphné 8 octobre 2020

      Merci beaucoup de ton commentaire Eléonor, super contente que mon blog puisse t’apporter des choses sur le développement personnel ! C’est ma passion 🙂

    • Stéphanie 13 octobre 2020

      Merci pour ton article encore une fois très inspirant! J’ai toujours aimé avoir un carnet mais j’ai toujours du mal à m’y tenir j’ai l’impression de ne pas avoir le droit de m’étaler ainsi mais je vais essayer de m’y tenir au cour du prochain mois et essayer d’en faire une habitude pr ne plus laisser les pensées négatives prendre le dessus 😉

  • Nadine 7 octobre 2020

    Merci pour cet article, je l’attendais ! 🙂

    J’ai une question pratique, est-ce que tu écris en mode « flot de pensées » ou tu prends quand même le temps de faire de vraies phrases, de formuler tes pensées?

    J’ai essayé l’écriture en début 2019, j’ai pratiqué ça un bon moment et puis j’ai arrêté. J’ai toujours testé le flot de pensées mais je crois que ça ne me convenait pas, je me retrouvais presque à faire des to-do list (ça en dit long sur ce qu’il se passe dans ma tête). En tout cas je voudrais m’y remettre et ton article me motive beaucoup, reste plus qu’à acheter un carnet pour repartir à zéro, et à trouver le moment propice pour ne pas en faire une corvée 🙂

    • Daphné 8 octobre 2020

      Hello Nadine ! J’écris des phrases complètes en effet 🙂 La manière dont j’écris est un peu plus structurée que le flot de pensées dans lequel je me retrouvais moins (mais qui marche hyper bien pour d’autres) : comme pour toi dans la vie, il faut trouver « son truc » 🙂

    • Nadine 10 octobre 2020

      Merci pour ta réponse 🙂 Je vais tenter comme ça je crois (je me retrouve souvent dans ta façon de penser haha), j’espère que ça marchera cette fois !

  • Lila 7 octobre 2020

    Bonjour Daphné,
    merci d’aborder ce sujet intéressant. Pour ma part, j’aime tenir un journal quand je voyage pour me rappeler mes impressions en complément des photos. Autrement, j’essaie de faire un point hebdomadaire des choses positives qui se sont passées dans la semaine en les notant dans mon agenda. Et j’aime beaucoup lire les journaux de personnalités que j’admire quand ils existent. Je trouve que c’est un moyen intéressant de découvrir leurs réflexions, leur mode de vie, de voyager …
    Le seul point qui m’étonne dans votre article, c’est le recours au terme « journaling ». Pourquoi utiliser un terme anglais pour une activité parfaitement connue et définie en français ? Par exemple, ça me paraitrait étrange de dire qu’Anne Franck faisait du journaling ! 😉
    Merci pour votre blog toujours sympathique et bonne continuation!

    • Daphné 8 octobre 2020

      Hello Lila ! Quelle idée de tenir un journal pendant un voyage ! J’adore cette idée et je me la note pour un prochain séjour, cela doit être des écrits tellement précieux à relire par la suite !

  • Belén L 7 octobre 2020

    Bonjour Daphné, j’attendais cet articule avec impatience depuis la newsletter où vous avez annoncé que vous étiez en train de le préparer. J’écris dans un journal depuis trois ans à peu près, je l’avait commencé suite à un gros changement dans ma vie et j’y écris quand j’ai trop des choses dans la tête ou que j’ai des changements à faire dans ma vie et ça m’aide énormement à vider et ordonner mes pensées. Merci beaucoup pour l’article 😘

    • Daphné 8 octobre 2020

      Merci Belen ! 3 ans à tenir un journal, c’est génial !

  • Zoé HSN 7 octobre 2020

    Hello Daphné,

    Je tenais un journal de gratitude pour ma part – suite à un surmenage – où je notais chaque jours trois choses pour lesquelles j’étais reconnaissante.
    Une somme de petits rien du quotidien mais qui me permettait de relativiser et surtout de retrouver petit à petit le positif qui est pourtant bien ancré en moi d’ordinaire.
    J’ai commencé lundi le journaling, je verrai ce que ça donne 🙂 !

    • Daphné 8 octobre 2020

      J’adore le concept du journal de gratitude aussi, je l’ai pratiqué pendant très longtemps il y a quelques années mais j’avais arrêté, ça me convient bien de l’intégrer à mon journaling actuel du coup, ça me permet de fair d’une pierre deux coups !

  • Coralie 7 octobre 2020

    Merci pour le partage de ton expérience! Je pense que cela peut être une piste pour apaiser mes angoisses et réaliser qu’au final elles sont ephemeres en les relisant. Je file regarder les vidéos que tu conseilles 😉

    • Daphné 8 octobre 2020

      Avec plaisir Coralie, je sui sûre que tenir un journal pourra t’apporter plein de belles choses 🙂

    • Aurélie 8 octobre 2020

      Bonsoir Daphné,
      De mon côté, je suis une grande fan aussi du journaling. J’évite en revanche de trop m’appesantir sur mes émotions négatives car à la longue, j’ai remarqué qu’elles s’ancraient en moi plus qu’elles ne me quittaient. Sinon ma règle d’or est de ne jamais me relire, pour éviter de « juger » mes écrits anciens. Quand je veux pouvoir relire qqchose qui me fera du bien dans l’avenir (ex: qqchose de positif ou constructif que j’ai compris sur moi-même), je l’encadre à la main ( proprement 😉). Ça m’évite de relire le reste avec une relecture ou un œil pas toujours bienveillant ou un peu trop exigeant 🙂
      Voilà pour mon petit partage d’expérience!
      Bon journaling Daphné et excellente soirée ✨✨

    • Daphné 9 octobre 2020

      Merci de ton partage d’expérience Aurélie ! C’est hyper enrichissant de voir comment chacun.e s’approprie le journaling !

  • Hélène 7 octobre 2020

    Coucou Daphné! Merci pour cet article. Personnellement je préfère le journaling guidé et j’utilise une application américaine qui s’appelle Jour (disponible dans l’app store français en second résultat après le salad bar 😂)
    Ce que j’aime dans cette application c’est qu’elle permet de comprendre ses schémas de pensée négatifs, de reformuler ses pensées et pratiquer la « reconnaissance ou « gratitude ».
    Ce qui est bien c’est que l’app est magnifique, hyper interactive et pose les bonnes questions. Facile à utiliser tous les jours mais également pour des séances plus en profondeur (il y a beaucoup de guides avec des questions adaptées aux objectifs!)
    Le journaling a aussi changé ma vie. J’étais angoissée et tres négative. À force de reconnaissance et de re formulation, je commence à changer de manière de penser et me sens bcp plus légère, sereine et positive !

    • Daphné 8 octobre 2020

      Merci de ton commentaire Hélène ! J’ai déjà entendu parler de l’app Jour en effet (mais cela m’était sortie de l’esprit). Je suis plus team papier/crayon mais ta description donne envie, je vais sûrement essayer par curiosité et cela plaira pleut-être à d’autres qui passent par ici et lisent ton commentaire. Merci du partage !

  • Fanny 7 octobre 2020

    Très chouette que tu parles de ce sujet Daphné !
    J’écris également régulièrement pour mieux me comprendre, prendre du recul sur ce que je vis, ressens, sur mes pensées. C’est très bénéfique et je te rejoins sur le point qu’il faut prendre soin de sa santé mentale tout autant qu’on le fait pour sa santé physique 🙌 Je suis également sujette au stress et me reconnaît dans ce que tu dis au sujet du perfectionnisme, du regard des autres…
    Ton article m’a donné envie de reprendre cette activité que j’avais un peu délaissée ces derniers jours, on a tendance à mettre de côté quand ça va bien 😉 J’aime l’idée de noter le positif également !

    • Daphné 8 octobre 2020

      Merci de ton partage d’expérience Fanny ! C’est vrai que c’est une activité qu’on a tendance à laisser de côté quand tout va bien mais je pense que si cela est possible, la régularité permet de tirer encore plus de bénéfices du journaling ! J’essaie de m’exercer à écrire dans mon journal quand tout va bien aussi et pas juste pour décharger des émotions négatives ! 😉

  • Virginie 8 octobre 2020

    Bonjour Daphné,
    J’attendais ton article avec impatience. Cette envie d’écrire me trotte dans la tête depuis un moment mais je me posais pas mal de questions, tu as su éclaircir certains points, merci. J’ai tenu un journal il y a quelques années mais j’ai arrêté je ne sais pas vraiment pourquoi mais cette année est tellement en riche en événements (pas spécialement positifs malheureusement) que je cherche à me vider la tête, à mettre en-avant le positif, les petits bonheurs du quotidien et me permettre d’avancer. Je vais aller m’acheter un joli carnet et un beau stylo, ce sera un bon début. Merci et belle journée à toi.

    • Daphné 8 octobre 2020

      Merci de ton commentaire Virginie ! Je suis certaine que tenir un journaling va beaucoup t’aider, je te le souhaite ! Prends soin de toi !

  • Caroline 8 octobre 2020

    Bonjour Daphné,
    Merci pour cet article tres intéressant et complet (comme toujours, bien que je ne commente que très rarement… oups!).
    Par contre en tant que prof de français je ne peux que me demander : mais pourquoi, pourquoiiii parler de “journaling” et pas seulement dire que l’on tient un journal intime ? 🤔 C’est plus à la mode, ça fait plus pro, plus sérieux, “Instagramable” ? J’avoue que ça me laisse perplexe (c’est une vraie question de la part d’une fille qui se pose 56 000 questions par jour sur les mots, pas du tout une critique contre toi !).

    • Daphné 8 octobre 2020

      Haha je m’attendais à des remarques sur cela ne t’en fais pas 😉 Le mot journaling est un terme qui est beaucoup employé pour décrire cette activité, peut être moins intimidant ? Ici je l’ai surtout utilisé quand il s’agissait d’un nom pour mes titres car nous n’avons pas un seul mot pour décrire l’activité en français (il faudrait dire « la tenue d’un journal » et c’est plus long, surtout pour des titres ;))

  • Anaïs 8 octobre 2020

    coucou Daphné, merci pour ce partage qui tombe à pic puisque j’ai très récemment commencé à tenir un journal. Pour moi qui adore écrire, ça m’est apparu comme une nécessité dans les moments difficiles après la naissance de ma fille : grandes remises en question, journées de crises, potage de plomb. J’ai commencé par lui écrire des lettres, pour poser mes émotions, expliquer à quel point je l’aime malgré les cris et les pleurs. Elle ne peut pas les lire bien sûr mais ça m’a montré la voie pour me sentir mieux. Quel autre interlocuteur, plus privilégié que soi-même pour apprendre à s’aimer et à accepter ? Depuis que j’ai compris ce pouvoir de l’écriture, moi aussi je donne des objectifs positifs à ma journée et je décharge lorsque j’en ressens le besoin. Alors je ne peux qu’approuver cet encouragement, en espérant que certains y trouvent plus de sérénité ! Belle journée !

    • Daphné 8 octobre 2020

      Merci de ton partage Anaïs ! J’imagine que devenir maman est une transformation tellement forte qu’écrire dans un journal doit beaucoup aider ! Et cela te laissera aussi de belles traces de ces moments de vie quand ta fille aura grandi !

  • Marie 8 octobre 2020

    Bonjour Daphné,
    Je te remercie pour cet article, que j’attendais également patiemment !
    Il est très enrichissant et me permet notamment de déculpabiliser de ne pas compléter mon journal tous les jours, ou à la même heure 🙂
    Merci pour tes précieux partages d’expériences !

    • Daphné 8 octobre 2020

      Avec plaisir Marie ! Tant mieux si mon article est déculpabilisant 🙂

  • elina 8 octobre 2020

    Euh ! en gros c’est écrire un journal … !

    • Daphné 8 octobre 2020

      Oui c’est ça, comme je l’explique dans mon article 😉

  • Manon 8 octobre 2020

    Merci beaucoup pour cet article Daphné ! J’ai essayé plusieurs fois de me lancer mais la peur de la page blanche m’a rebutée, tes suggestions de questions pour contourner cette peur vont m’aider à me lancer je pense. En attendant, je note tous les matins, ou presque, les trois choses positives (ou plus) que j’ai vécu/vu/ressenti la veille, ça m’aide à avoir un regard positif sur mon quotidien, que j’ai tendance à laisser de côté trop facilement. J’aimerais aller plus loin, ton article va m’y aider. Merci.

    • Daphné 8 octobre 2020

      Avec plaisir Manon ! Les amorces devraient t’aider si la page blanche est une de tes craintes 🙂 Et rappelle que tu es la seule qui (re)lira ses pages donc tant pis si les premiers mots ou premières phases ne sont pas palpitantes, elles sont le tremplin pour la suite 🙂

  • Cécile - Plumedouce 8 octobre 2020

    Oh oui, je tiens un journal depuis… Presque toujours je dirais, dès que j’ai su écrire… L’écriture & moi, c’est une grande histoire d’amour.
    Je tiens mon bullet journal tous les soirs et j’adore ça, et j’ai également un cahier de gratitudes pour vraiment débusquer tous les petits bonheurs qui ont pu marquer ma journée, parfois sans que je le remarque vraiment ! Je me sens si bien les avoir inscrits noir sur blanc… Et j’ai tellement de plaisir à les relire !
    Souvent je me dis, quelle était ma journée il y a pile un an ? Et je me replonge dans mes souvenirs… C’est beau et ça fait un bien fou !
    https://www.plumedouce.com/

    • Daphné 8 octobre 2020

      Je trouve ça génial !!!

  • Agathe 8 octobre 2020

    Hello Daphné !
    J’avais commencé à écrire dans un livre guidé avec des questions identiques sur 3 ans. J’ai aussi retrouvé tous mes agendas de mes années lycée et fac mais j’ai pris peur de ce que j’allais laisser. Si demain je décède ai-je envie que mes écrits soient lus ? La réponse était non puisque c’était trop intime j’ai donc détruit tous mes écrits et les correspondances personnelles. C’était dur mais ça m’a libéré d’un pois. Je crois que comme toi je suis dans le self contrôle à outrance !
    Néanmoins je note pour les références de papeterie, mon addiction !
    Belle journée

    • Daphné 9 octobre 2020

      Hello Agathe ! Haha je peux comprendre, j’y pense parfois aussi 😉 C’est à la fois génial d’avoir la trace de ses émotions passées mais comme toi je crois que je n’aimerais pas que d’autres puissent les lire si je n’étais plus de ce monde 😉
      Si c’est ce qui t’a mis à l’aise et que cela t’a libéré d’un poids alors tant mieux !

  • Pomeline 11 octobre 2020

    Merci Daphné pour tes précieux conseils sur le journaling. Je ne tiens pas de journal, j’avais essayé de commencer à écrire pendant le confinement mais sans succès, les émotions sont parfois trop fortes pour être transcrites. L’idée de répondre à des questions que tu as mises en exemple, me plaît bien. Je vais essayer de me lancer. En te souhaitant une très belle journée !

    • Daphné 13 octobre 2020

      Avec plaisir Pomeline ! Tu verras les amorces/questions sont une super aide !

  • Corinne 12 octobre 2020

    Je crois que je vais me lancer dans le journaling aussi. J’aime écrire de base et comme presque toutes les jeunes filles, à mon adolescence je tenais un journal intime qui m’aidait à me rappeler les bonnes et mauvaises choses. Mais là à ce moment, j’ai plus besoin de me vider la tête, de me « sentir » parler à quelqu’un (en l’occurence à Dieu parce que je suis chrétienne) sans être jugée.
    Je n’ai juste pas encore trouvé « the » carnet ^^.
    En tout cas, ton article me conforte dans cette démarche…^^

    • Daphné 13 octobre 2020

      Merci de ton commentaire Corinne ! Il ne te manque plus que le carnet pour te lancer alors 😉

  • tif 13 octobre 2020

    coucou Daphné,

    j’aime beaucoup ton article, moi aussi j’ai tenu plusieurs journaux intime de mes 15 jusqu’à aujourd’hui.
    Maintenant, je tiens un petit carnet, où j’écris des notes, comme Lâche prise. ça me fait du bien et ça m’encourage. J’exprime mes émotions.
    J’aime beaucoup ton blog, ça m’inspire pour mon blog ! n’hésite pas à y jeter un coup de d’œil, lespotinsdetif.wordpress.com

    Bonne continuation.

  • Eva 13 octobre 2020

    Merci Daphné pour ton article.
    Je crois que c’est le moment de me lancer car je sens que j’ai besoin de m’exprimer, d’évacuer les pensées négatives.
    Je suis perdue, en plein questionnement et une boule de stress.
    Heureusement c’est bientot les vacances, l’occasion parfaite de chercher le carnet et de commencer.
    Mille merci

  • Alexandra 14 octobre 2020

    Bonjour Daphné,
    Merci de partager cette idée, que tu as mise en place ! Je n’avais pas écrit dans un carnet depuis le collège, où les soucis et l’écriture de cette époque, étaient bien différents 😅.
    C’est assez incroyable de se relire après tant d’années et de constater le changement. Bien sûr, chacun se doute qu’il a mûri en plus de dix ans, mais c’est toujours intéressant de se rendre compte à quel point. On a souvent tendance à être dur avec soi-même, surtout quand les situations semblent se répéter et que nous avons l’impression de n’avoir rien appris, de ne pas avoir évolué, alors que si !

    Le journaling, recommencer cette activité libératrice, des années plus tard, me plaît beaucoup. J’imagine que, d’un carnet à l’autre, j’aurai à nouveau cette possibilité de constater mon évolution. Et cette fois ci sur une plus petite période, pour des changements plus subtils et d’autant plus passionnant de les connaître.

    Je crois que ce que j’ai le plus aimé, en ces premières pages de papier noircies au crayon hier soir, ça a été de donner un prénom à mon carnet 😁😄 !
    Les premières phrases n’étaient destinées à personne ; puis au bout de deux pages, j’ai eu envie de me confier à ce carnet. L’humaniser, était une bonne idée je crois. Je lui ai donné un vieux prénom très classe. J’avais envie que ce soit comme une grand-mère, pleine de sagesse et ayant eu une vie remplie de beauté, qui m’écoute.

    Continue ce travail que tu nous partages. En tout sincérité, ce que tu fais m’aide à reconnecter avec ce qui m’anime depuis l’enfance et que je me suis interdite de réaliser, par craintes des adultes, que j’ai prises pour vérité, quant aux débouchés. Quel dommage … Mais ce n’est pas trop tard, je suis encore jeune, je peux toujours réaliser ce qui me fait vibrer. Ma grand-mère journal, sera bien au courant ! 😄

    Et en plein burn-out, ton blog est un véritable outil thérapeutique. Merci.

    Alexandra 🍁

  • Mathilde D 14 octobre 2020

    Bonjour Daphné !
    J’écris dans mes « carnets » comme j’aime dire, depuis plus de 10 ans et j’ai toujours eu l’impression que c’était une activité marginale. Pourtant c’est tellement agréable, et même parfois drôle, de relire ce qu’on a écrit il y a des années et surtout, cela laisse un souvenir de certains moments de nos vies dont on a pu oublier les petits détails.
    Alors merci pour ton article qui démystifie cette activité qu’on cantonne souvent aux ados !
    Belle journée Daphné et merci pour tes articles toujours aussi intéressants et bien écrits 🙂

  • Deborah Ross 14 octobre 2020

    Bonjour,
    Merci pour cet article. Pareil j’écrivais beaucoup ado c’était plus journal intime mais j’avoue que c’était plus écrire sur mes journées, les plus et les moins, le besoin d’écrire sur papier certains choses pour se confier parce que parler a quelqu’un quand on est ado ce n’est pas forcément ce que je faisais parce que j’étais plutôt timide et réservée, les peurs des jugements ou avis des autres.
    Ton article me donne envie de recommencer mais moins journal intime parce que je me sens un peu surchargé émotionnellement et mentalement et que faire ça me ferait du bien à moi et me sentir plus libre de les exprimer.
    Merci de te confier sur ce sujet, d’exprimer ton vécu, d’être honnête. Ça n’est pas forcément évident mais tu le fais bien. Comme quoi la santé mentale est importante et qu’il faut en prendre soin, que c’est normal d’admettre ses fragilités, ses peurs.

  • Marine 14 octobre 2020

    Bonjour Daphné,

    Concernant le « journaling » ou journal intime pour les fâchés de l’anglais ^^ je n’ai jamais essayé et j’aurai peur que ça mette le doigt essentiellement sur mes frustrations ou pensées négatives et que l’effet bénéfique ne soit finalement pas là. Je trouve que l’on est déjà trop centré sur notre nombril dans cette société pour ne pas rajouter une introspection supplémentaire mais ce n’est que mon avis.
    Tu dis que tu as peur du regard des autres. C’est assez incompatible avec la profession d’influenceuse. N’as tu jamais pensé à prendre une voie professionnelle autre ? Une voie où tu n’aies pas besoin d’étaler une partie de ta vie, de renvoyer une image « parfaite » au point de s’en rendre malade ? Je doute sérieusement que ce soit bénéfique pour quiconque et encore moins quelqu’un qui a peur du jugement et qui angoisse facilement. Ce sur quoi je ne te jette pas la pierre loin de là car je suis pareil. C’est une vraie question.
    Ce que tu appels « burn out » est juste le révélateur que tu attends trop l’approbation des autres, que ton besoin de reconnaissance ausculte ton jugement et prend trop de place dans ta vie.
    Attention à l’emploi du mot burn out, là encore mot très à la mode mais c’est une vraie maladie, assez semblable à la dépression et qui a de très lourdes conséquences. J’en ai fait deux. Ça va bien au delà de la surcharge mentale et de la déprime. C’est ne plus pouvoir mettre un pied devant l’autre, ne plus parvenir à dormir ou au contraire n’être plus capable que de ça, ni à s’arrêter de penser, et ne plus parvenir à faire aucune activité même agréable. Parfois il est également difficile de parvenir à s’alimenter et cela peut entraîner de l’anorexie, des TOC et des pensées suicidaires.

    Bonne fin de journée

    • Alexandra 14 octobre 2020

      Bonjour Marine,

      Effectivement, le burn out est un mot très à la mode, où l’épuisement sur plusieurs semaines peut facilement porter ce nom. Ce qui est reconnu scientifiquement comme un burn out (pas encore médicalement en France malheureusement), est assez précis. Et en effet, ne plus pouvoir mettre un pied devant l’autre, être secoué de multiples émotions extrêmes, à en faire des crises de tétanie par ex, ne plus réussir à s’alimenter, avoir un cerveau tellement atteint par le flux de pensées poussé sur une longue période (souvent des années de marathon) que les sensations d’une explosion semble iminente – comme si un AVC n’était pas loin de créer un court circuit et faire de gros dégâts. Un état de d’abattement total. Sans pour autant être en dépression. C’est ça notamment qui est particulier dans le burn out. Le diagnostic reste cependant encore timide.

      Daphné a peut-être connu cela, que pouvons-nous en savoir ? Elle nous partage des choses de « sa vie », mais cela représente t-il réellement sa vie ? Ce sont des moments, des instants, des partages, des conseils … pas son intimité. Son blog, les belles photos, le sourire, sont peut-être pour elle, tout comme le journal intime, des outils thérapeutiques quotidiens ?
      Je suis contente au contraire qu’elle partage des idées. À prendre ou à laisser. Notre travail de lecteurs, c’est surtout de prendre ce qui nous inspire et de laisser le reste. Il en faut pour tout le monde. Servons nous seulement de ce qui nous semble bon pour nous. Nous avons tous nos besoins, nos valeurs, nos rêves et les moyens d’y parvenir. Seule l’expérience détermine, je crois, si les moyens/stratégies que l’on entreprend pour répondre à ces besoins, sont bons pour nous. Et comment le savoir sans essayer ? 🙂

      Peut-être que Daphné expérimente tout simplement son propre équilibre, entre ses rêves et ses passions, à travers ses propres faiblesses et difficultés.
      Ce sont ses expériences qui lui apporteront l’information pour savoir si son métier lui plaît toujours ou non. Au contraire, je l’encourage à braver ses peurs ou autres, en poursuivant un chemin qui la fait vibrer. C’est ce que rayonne les gens, qui est inspirant. Si cela nous dérange, c’est qu’il y a probablement un effet miroir quelque part, et des choses à travailler en nous…
      Si Daphné est bien ancrée, en faisant son travail, dans sa posture, alors ce qu’elle émane reste authentique, malgré les faiblesses éventuelles.
      C’est tout ce qu’on peut lui souhaiter.
      Et personnellement, en plein burn out (arrêt de travail pour 3 mois), lire son blog, accompagne doucement ma remontée quotidienne, à côté d’un suivi médical et thérapeutique assidue.
      Elle me redonne le sourire et de l’inspiration, je l’encourage donc à continuer.

      Chère Marine, je te souhaite un bon rétablissement. Et si le journal intime te paraît effrayant, c’est ok. Écoute toi, et trouve peut-être d’autres outils qui te correspondent mieux. C’est tout à ton honneur.

      Prends soin de toi,

      Belle fin de journée,

      Alexandra 🍁🌼

    • Marine 15 octobre 2020

      Bonjour Alexandra,

      Tout d’abord plein de courage dans cette épreuve que tu traverses. Je sais au combien le burn out est très difficile et je te souhaite d’en sortir rapidement, sincèrement. Lors de mon dernier burn out j’ai cru tout comme toi que mon cerveau allait exploser, qu’il disjonctait, je me faisais peur, ne contrôlait plus rien et pas même mon propre corps. Le deuxième burn out a même déclenché une neuropathie chronique (les nerfs sensitifs des membres sont endommagés). J’étais tombée à 36kg et les antidépresseurs m’ont évité de sombrer définitivement… J’ai de toute façon depuis très jeune des soucis de santé avec des douleurs chroniques, tout doit être lié.
      C’est tout à fait vrai, nous ne connaissons pas tout de la vie de Daphné. C’est simplement que je la suis depuis très longtemps et qu’elle n’a pas stoppé ses activités loisirs et autre avant sa pause donc il ne s’agit pas d’un burn out a proprement parlé. A banaliser ces termes, les gens s’imaginent que le burn out ou la dépression ce n’est « pas très grave » et que ça dépend surtout de la force mentale des personnes, mais il n’y a rien de plus faux. Le fait d’avoir été touchée me rend étrangement moins tolérante parfois. L’impression que les gens se plaignent pour rien sans savoir ce que c’est de toucher le fond et de souffrir tout les jours.
      C’est vrai que ma façon de voir tout ça renvoie sûrement à mes propres démons. Parfois je me surprend moi même à avoir de mauvaises pensées ou des pensées jugeantes. Peut être l’effet malsain des réseaux n’arrange rien. A force de voir des semblant de « je vie ma meilleure vie », cela crée des complexes, des frustrations et voir de la jalousie. C’est un sentiment malheureusement difficile à contrôler. Il faut l’accueillir et essayer de le gérer, pas toujours de la meilleure des façons j’en conviens.
      Souvent je me dis « Daphnee c’est la fille que j’adore et que je déteste » C’est un peu le blond de Gad Elmaleh ^^ Désolé.
      Encore bon rétablissement, prend soin de toi.

  • Céline 15 octobre 2020

    Bonjour Daphné,
    Ton article me donne envie de me remettre à écrire sérieusement, surtout que ma vie prend un tout autre tournant dans peu de temps (retour sur les bancs de l’école et nouveau travail, déménagement…) le journaling sera l’occasion de déposer sur le papier les émotions liées à tous ces changements !

    J’ai tenu des carnets de nombreuses années. J’ai écris mon premier journal à 12 ans, je te laisse imaginer à quelle point je me marre en le relisant ! Jusqu’à l’age de 21 ans environ, j’ai tenu un journal du quotidien, je faisais des carnets de vacances/voyages, des carnets à thème (j’en ai un par exemple qui raconte les Trois année que j’ai passée en étude de photographie)… J’ai une étagère de bibliothèque remplie de carnets que j’ai tenu à différents âge et ils me sont précieux.

    Et puis un jour j’ai terminé mes études et j’ai commencé à travailler, j’ai pris mon appartement, et j’ai arreté d’ecrire. Plus le temps, plus l’ennergie surtout. Je m’y suis remise pendent le confinement, pour tenir le coup ! À présent grâce à toi, je vais saisir l’occasion de cette page qui se tourne dans ma vie pour débuter un nouveau carnet 🙂 sans pression surtout.

    MERCI 🌷

  • Gwen 16 octobre 2020

    Bonjour Daphné ! Je suis ravie de lire cet article, je l’attendais impatiemment je dois dire ! Pour ma part j’ai commencé un journal de gratitudes fin janvier 2020, ça faisait partie de mes résolutions de début d’année, j’ai eu cette idée en écoutant le podcast Oui change ma vie (excellent au passage !). J’allais devenir maman pour la 2e fois et je voulais essayer de me concentrer plus sur le positif, d’autant plus quand je voyais mon fils de presque 3 ans s’émerveiller pour des choses très simples de la vie, je voulais renouer avec cette façon de savourer les petits plaisirs ! Et puis il y a eu le confinement et je suis très reconnaissante d’avoir pris cette habitude avant car la tenue de ce carnet m’a permis d’être plus positive, d’autant que j’ai accouché pendant cette période, autant dire que je n’étais pas des plus zen ! Depuis le deconfinement je n’écris plus nécessairement tous les jours, selon les semaines je peux écrire tous les jours comme pas du tout mais comme toi je ne souhaite pas que cela soit une corvée. J’ai hâte de terminer mon carnet en cours car j’en ai acheté un superbe à la vente archives Sezane qu’il me tarde de commencer ! Vive les petits plaisirs 😉

  • Jessica 27 octobre 2020

    Hello Daphné !

    Merci beaucoup pour ton article qui m’a aidé à me lancer dans la pratique du journaling !
    Depuis quelques mois, mon désir de grossesse se développe et est très récemment devenu une obsession – entre impatience et pression de la trentaine, je m’emballe vite et du coup, suis vite déçue.
    Je viens de mettre sur papier ce flot d’émotions et je me sens déjà plus légère. C’est drôle comme sensation. Comme si les avoir écrits permettait de passer à autre chose, de tourner la page ! à suivre … 🙂
    Merci beaucoup pour tes articles de développement personnel !

  • Sylvie 7 novembre 2020

    Merci pour cet article .
    Je suis dans une période un peu compliquée, beaucoup d’émotions à gérer …
    Je pense que commencer à tenir un journal ,poser des mots ,même très simplement ,m’aiderait peut-être …
    RV dans quelques semaines !
    Bon confinement et #restonsPrudents

  • Pauline M.W 24 novembre 2020

    Hello Daphné,

    Je profite d’un peu de temps pour revenir sur tes derniers articles et surtout prendre le temps de lire ton article journaling.

    Je tenais il y a 10 ans un « journal intime », une habitude que j’avais adolescente et j’ai arrêté en me mettant en couple. Je le regrette et pense vraiment m’y remettre. Je me rend compte que ça permet de prendre du recul sur des décisions, des fréquentations, et c’est toujours drôle à relire. J’avais pris l’habitude de donner un titre à chacun de mes écrits (souvent un clin d’oeil) et d’y noter aussi une chanson, un livre ou film du moment.

    J’ai eu l’année dernière l’habitude pendant un temps de noter 3 choses gratifiantes par jour, mais c’était vraiment contraignant et souvent répétitif. En plus j’avais un carnet spécial et il fallait être concise parce que peu d’espace. Ca m’obligeait à être créative sur la phrase, mais ça bridait ma nature profonde de bavarde.

    C’est très intéressant en tout cas de proposer des amorces de réflexion pour ces écrits, comme des espèces de minis dissertation sur son humeur.

    Passe une belle fin de journée,
    Pauline

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