Pourquoi nous shootons à l’argentique et avec quel matériel

30 avril 2020 8 minutes de lecture 34
Pourquoi nous shootons à l’argentique et avec quel matériel - Daphné Moreau - Mode and The City

Après notre article sur notre matériel photo et vidéo numérique, aujourd’hui on se retrouve avec un article pour parler photo argentique ! Cela fait bientôt un an que Vincent et moi avons investi dans un appareil photo argentique et nous prenons beaucoup de plaisir à nous en servir. Nous avons fait beaucoup de photos avec durant nos différents voyages de l’an dernier : aux États-Unis, Hawaï et au Canada l’an dernier, mais aussi en Provence (je vous en montre d’ailleurs un aperçu dans cet article) et je dois dire que ce sont des souvenirs tout particuliers.

Je trouve que les photos à l’argentique ont quelque chose de plus unique et mystérieux que des clichés à l’appareil photo numérique (comme le Sony A7 III que nous utilisons au quotidien) dont on peut voir le résultat immédiatement (et recommencer s’il ne nous convient pas à 100%). Finalement je trouve que c’est « l’imperfection » de l’argentique qui lui donne tout son charme et sa singularité !

Pour cet article je vais laisser la parole à Vincent, car c’est lui qui s’est le plus penché sur la technique de l’argentique, le choix de l’appareil, les pellicules, le développement, etc. J’espère que l’article vous sera utile et n’hésitez pas à nous poser vos questions si vous en avez !

Pourquoi photographier en argentique ?

C’est drôle, car utiliser un appareil argentique attire souvent l’attention : les gens adorent le design de notre appareil photo (authentiquement rétro puisqu’il a été fabriqué dans les années 80) et on nous pose toujours plein de questions en nous voyant photographier avec. La première question reste cependant toujours la même : « mais pourquoi photographier à l’argentique ? » À l’ère du numérique, c’est un choix qui surprend toujours 😉

Mon père était passionné de photo et d’astrophotographie lorsque j’étais enfant et j’ai le souvenir d’avoir assisté à des poses longues de plusieurs heures qui permettaient de révéler la Voie Lactée et le parcours des étoiles durant la nuit. J’ai toujours trouvé la photographie fascinante et tous mes premiers souvenirs photo étaient à l’argentique !

Plus récemment, je me suis mis à suivre sur Instagram des photographes qui travaillent presque exclusivement à l’argentique (@mrbrock21 pour les paysages, @shotwithfilm pour les portraits et @ioegreer pour un mix des deux) et j’ai tout de suite adoré le rendu de l’argentique, que ce soit dans la gestion des couleurs ou bien grâce au grain si caractéristique des pellicules et de plus en plus à la mode en photo en ce moment.

Dans ma tête, l’argentique c’était plutôt les appareils photo jetables qu’on emmenait en colonie de vacances, avec une photo sur deux floue et des clichés surexposés à cause du flash intégré. Mais j’avais oublié les « vrais » appareils qui se défendent encore vigoureusement contre les appareils photo argentiques aujourd’hui. D’ailleurs, certains photographes de mode ou de mariage ne travaillent qu’en argentique ! C’est le cas de Quentin Simon avec qui nous avions travaillés sur une campagne Maison 123 ou encore Ludovic James Dias et Jules Dalod-Danesi. Difficile alors de distinguer une photo argentique d’une photo numérique sur Instagram, d’autant plus que les filtres comme ceux de VSCO permettent d’imiter le rendu de l’argentique sur des photos numériques.

Alors, que reste-t-il à l’argentique finalement ? Pour moi, il y a quatre atouts principaux qui font que je prends plaisir à shooter en argentique !

La magie de l’appareil

Le premier atout ? L’objet en lui-même qui est beau et plaisant à manipuler. Son look rétro a tout de même plus de charme que les appareils numériques contemporains ! Même si le fonctionnement d’un appareil photo numérique est finalement largement plus complexe que celui d’un appareil photo argentique, je reste subjugué par le fait de pouvoir « figer » une image à l’instant T sur un support physique (la pellicule) en une fraction de seconde. C’est presque surnaturel et je trouve incroyable que l’humain ait trouvé cette solution et l’ai rendu accessible à un grand nombre avant même l’arrivée des smartphones !

Parfait pour se perfectionner

Le second atout c’est la technique. Un argentique ne laisse pas de place à l’erreur ou à l’approximation : notre modèle ne dispose pas d’autofocus et il faut donc faire la mise au point manuellement. Cela demande quelques essais avant de réussir à faire la mise au point correctement. Ensuite, il faut réussir à trouver la bonne exposition : notre appareil calcul l’exposition idéale, mais dans certaines situations (contre-jour ou ombres importantes), il faut corriger l’exposition sans avoir un retour direct sur un écran !

Avec un appareil argentique, le travail de cadreur prend tout son sens : je passe parfois de longues secondes à composer ma photo, alors que sur le Sony, je n’hésite pas à prendre plusieurs photos du même sujet avec différents angles, au cas où. L’argentique ne permet pas cette méthode, puisque les pellicules sont limitées à 24 ou 36 poses. Et quand on connaît le prix de chaque pose, on réfléchit à deux fois avant d’appuyer sur le déclencheur 🙂 Se perfectionner au cadrage et à la gestion de la lumière est très utile aussi quand on reprend son appareil numérique !

Le bruit et les sensations

J’en viens au troisième et dernier atout : le bruit et les sensations ! Appuyer sur le déclencheur, entendre l’obturateur tomber devant la cellule, réarme l’appareil en « déroulant » une partie du film … des sons qui nous propulse quelques décennies en arrière et qui ont tellement de charme ! La symbiose en appareil et photographe est clairement plus palpable qu’avec un appareil numérique !

L’excitation du développement

Aujourd’hui, l’instantanéité de la prise de vue avec un appareil photo numérique enlève parfois un peu le plaisir ! Renouer avec la photo à l’argentique c’est retrouver l’excitation de déposer sa pellicule photo pour la faire développer, et de devoir attendre pour voir le résultat ! Daphné et moi avons tellement hâte de découvrir nos photos à chaque fois que l’on récupère une pellicule !

Quel appareil pour débuter ?

De notre côté, nous avons mis la main sur un Pentax Super ME de 1979 avec son objectif Pentax-M 50 mm f/1.7 SMC. Je ne le savais pas encore à l’époque, mais… c’est le même appareil photo que mon père avait quand j’étais enfant (et qu’il avait donné à mon grand frère quand il avait mon âge) et c’est l’appareil et l’objectif qu’utilise Jonathan Byers dans Stranger Things ! Deux jolies coïncidences 😉

Comme à chaque fois que je m’intéresse à un nouveau sujet, je fais des recherches exhaustives, et le Pentax Super ME s’est révélé être un très bon rapport qualité – prix en tant qu’appareil à objectifs interchangeables avec une bonne disponibilité sur les sites de ventes d’occasions (nous l’avons acheté sur eBay).

Je peux également vous conseiller l’Olympus OM10 et OM1, le Canon AE-1 ou encore le Nikon FM. Le site Ateliers Marinette (basé à Lyon) donne une bonne indication sur les prix pour des appareils révisés et fonctionnels.

À Paris, le Boulevard Beaumarchais regorge de boutiques physiques et certaines ont des modèles à vendre.

Enfin, sur les sites de ventes tels que Leboncoin et eBay, les tarifs sont souvent inférieurs puisque les appareils ne sont pas révisés.

Si vous souhaitez un appareil plus simple d’utilisation (les compacts, qui nécessitent moins de réglages) ou un appareil moins coûteux, je peux aussi vous recommander le Canon AF35M, le Minolta AF-S ou l’Olympus AF-1.

Voici les deux pannes fréquentes à vérifier avant l’achat :

  • la pile qui alimente la cellule (pour le calcul de l’exposition) est vide : pas de souci, la pièce coûte quelques euros seulement ;
  • la cellule est endommagée : passez votre tour à moins que vous ne comptiez faire la mesure de l’exposition manuellement.

Quelles pellicules dans son appareil argentique ?

Il existe de nombreuses pellicules disponibles, selon le style de rendu que vous souhaitez, selon les ISO (aussi appelés ASA) ou selon si vous souhaitez shooter en couleurs ou en N&B.

Je shoote avec la pellicule Kodak Portra 400 (passe-partout avec un joli rendu), la Fujifilm Superia X-TRA 400 ou la Kodak Portra 160 pour les journées vraiment très ensoleillées (comme c’était le cas à Hawaï par exemple). Je n’ai jamais shooté en noir et blanc, mais on m’a beaucoup recommandé la Ilford HP5 400 et la Kodak 400 Tri-X.

Un petit mot à propos de la sensibilité de la pellicule, exprimée en ISO ou ASA. C’est exactement comme sur un appareil numérique : la sensibilité fait partie des 3 variables de l’exposition, avec la durée d’exposition et l’ouverture de l’objectif. Sauf que sur un argentique, contrairement à un numérique, il n’est pas possible de modifier la sensibilité à la volée : la sensibilité est fonction du film que vous insérez dans l’appareil. En cas de doute, prenez une 400 ISO !

Comment régler l’exposition ?

La plupart des appareils photo argentiques intègrent une cellule qui permet de mesurer la lumière ambiante et ainsi régler la durée d’exposition selon l’ouverture de l’objectif et la sensibilité du film inséré dans l’appareil. Parfois la cellule peut être HS ou avoir du mal à mesurer correctement la luminosité dans certaines situations compliquées (coucher de soleil, contre-jour, etc.). Dans ces cas-ci, il faut parfois corriger manuellement l’exposition depuis l’appareil photo. Mais comment l’exposition doit être corrigée ?

Pour cela, il existe trois méthodes :

  • manuellement, avec l’expérience (la méthode est assez peu efficace si l’on ne connaît pas l’appareil)
  • avec un luxmètre
  • avec l’application Lumu Light Meter sur iOS

Où faire développer ses pellicules ?

Beaucoup de personnes m’ont dit être satisfaites de Negatif+ à Paris pour le développement de leur photos, mais j’ai aussi eu pas mal de retours négatifs sur la qualité des scans (pour passer des négatifs au fichier JPEG sur ordinateur). J’ai donc préféré faire développer nos pellicules chez Processus Photo à Paris et j’en suis très satisfait ! On m’a aussi pas mal recommandé Carmencita Films Lab en Espagne et Diamontino Labo Photo à Bagnolet.

Si vous shootez en N&B, il est « facile » de développer chez vous, dans votre salle de bain. Je n’ai jamais testé, mais ça doit être sympa à faire 🙂

Et vous ?

Et vous, vous avez déjà eu un appareil photo argentique ? C’est quelque chose qui vous donne envie ? Dites-nous si nos photos argentiques illustrant cet article vous ont plu !

Si vous voulez en savoir plus sur le matériel numérique avec lequel nous faisons nos photos et vidéos, vous pouvez également relire cet article sur le sujet !

Par Daphné Moreau 34 commentaires
34 commentaires
  • Camille 30 avril 2020

    Coucou,
    Un article très intéressant! Ayant un papa photographe, je ne peux que valider cet article. Il m’a récemment donné son argentique Minolta, je l’ai un peu utilisé mais je n’ose pas l’emmener un peu partout avec moi de peur de l’abimer. Pour l’instant, j’ai le petit appareil photo jetable, c’est vrai que le rendu est parfois un peu « flou » mais il est bien plus simple à transporter et donne tout de même un certain charme aux photos. La qualité reste bien plus basse qu’un argentique et le rendu très différent. En tout cas, je garde ton article de côté pour utiliser mon argentique et surtout vu la qualité de vos photos, ça me donne vraiment envie de l’utiliser!
    Belle journée,
    Camille 🙂

    • Jean-Yves 1 mai 2020

      Bonjour, Depuis un mois, mon Minolta SRT 303, que mon père m’avait offert en 1976, à repris du service. Quel plaisir !!! Rien à voir avec le numérique. Cela permet de revenir aux principes de base de la photographie et de réfléchir avant de prendre un cliché. Indémodable !!!!
      Merci pour cet article 📷
      Bonne journée
      Jean-Yves

    • Deveaux 1 mai 2020

      Il est bien de voir que l’argentique tient toujours autant de place chez les utilisateurs. Moi je photographies encore et encore en argentique principalement du noir et blanc avec un pentax me super un formidable appareil. je développe moi même 24/ 36 ou 120 en moyen format. Je suis devenu au fil des années un collectionneur d’appareils photos argentique. Alors prenez un appareil vous chargez un film Tri x 400 asa et vous verrez la magie créative de l’argentique.
      Robert D

  • Camille 30 avril 2020

    Coucou,
    Un article très intéressant! Ayant un papa photographe, je ne peux que valider cet article. Il m’a récemment donné son argentique Minolta, je l’ai un peu utilisé mais je n’ose pas l’emmener un peu partout avec moi de peur de l’abimer. Pour l’instant, j’ai le petit appareil photo jetable, c’est vrai que le rendu est parfois un peu « flou » mais il est bien plus simple à transporter et donne tout de même un certain charme aux photos. La qualité reste bien plus basse qu’un argentique et le rendu très différent. En tout cas, je garde ton article de côté pour utiliser mon argentique et surtout vu la qualité de vos photos, ça me donne vraiment envie de l’utiliser!
    Belle journée,
    Camille 🙂

  • Geraldine 30 avril 2020

    Super article, ça donne envie de s’y mettre.
    Petite question, est ce que les photos dans l’article rendent comme sur le développement ou vous avez fait de la postprod dessus quand même ? (lightroom… Etc ?)
    Très beau résultat en tous cas…

    • Daphné 1 mai 2020

      Merci 🙂 Pas de post prod sur les photos de l’article, il s’agit du résultat brut !

  • Marie-Pierre 30 avril 2020

    Cela fait un an que j’ai trouver mon argentique un Canon Ae1. Je suis encore une débutante. Ce qui me plait dans l’argentine c’est le coté authentique, le fait d’êtres limité en nombre. j’aimerai bien developper mes pellicules dans ma salle de bain mais je ne me suis encore pas lancer.

    • Daphné 2 mai 2020

      Oui c’est ce qu’on aime aussi : être limités en nombre permet de davantage prendre le temps de photographier, cadrer, composer la photo et pas juste de prendre des clichés à la volée comme on peut le faire avec un numérique !

  • Calixte 1 mai 2020

    Bonjour. Je suis de l’île de la Réunion. Votre article me réconforte. J’ai pratiqué la photo argentique pendant des années avec un Pentax p30. Je suis passé au numérique comme beaucoup mais depuis quelques mois j’ai ressorti mon vieux Pentax . Quel plaisir et quelle sensation que je ne retrouve pas en numérique.
    Vos photos sont superbes.

    • Daphné 2 mai 2020

      Merci Calixte ! 🙂

  • Eléonore 1 mai 2020

    Super article, qui donne envie de s’y mettre ! Je touche au numérique depuis plusieurs années mais j’avoue que l’argentique me tente pour pas mal de raisons, dont la plupart sont évoquées dans l’article ! Le bruit, l’authenticité et le fait de devoir bien choisir sa compo car on ne peut pas recommencer 50fois ! Évidemment ça fait un peu peur de se planter, de ne pas être capable de voir, mais c’est aussi très challengeant ! Merci pour cet article, je pense que je vais investir dans un argentique sous peu !!!!
    Et bravo pour les photos, elles sont superbes

    • Daphné 2 mai 2020

      Je suis sûre que tu vas adorer ! C’est vrai un autre rapport à la photographie et ça permet de la pratiquer autrement !

  • Michel 1 mai 2020

    Merci pour ce reportage
    Je travaille dans l exploration de zones en Afrique centrale et j utilise encore d temps en tempsduel argentique pour le plaisir et le rendu avec des appareils dynax minolta.
    Comparé aux films l argentique me fais penser aux caméras svhs avec lesquels on prenait des films avec des contrastes moins métalliques qu avec les films 4k
    Bravo pour ce reportage

    • Daphné 2 mai 2020

      Merci Michel ! 🙂

  • Rosepailettee 1 mai 2020

    Ca donne envie parce que comme dit vincent c’est super formateur puisque tu n’as pas le droit à l’erreur. Et puis il y a ce côté nostalgie <3. J'adore quand je vais chez mes parents feuilleter les albums photos.

    • Daphné 2 mai 2020

      Oui ce côté nostalgie !!! Il y a quelque chose de particulier dans la photo à l’argentique c’est certain 🙂

  • L&T 1 mai 2020

    Merci beaucoup pour cet article très complet qui me donne envie de me mettre à la photo argentique. Le rendu est artistique et les photos ont vraiment une histoire!

    • Daphné 2 mai 2020

      Merci beaucoup !

  • Chris 2 mai 2020

    « Renouer avec la photo à l’argentique c’est retrouver l’excitation de déposer sa pellicule photo pour la faire développer »
    Je dirais plutôt que l’argentique, c’est le plaisir de développer soi-même, noir & blanc comme couleur.
    Recommandations d’appareils :
    Pour film 135, Nikon FM2, imbattable. Une vraie légende et surtout un plaisir absolu à utiliser
    Moyen format, Pentax 67 et Mamiya 7. Formidables à utiliser. Le 1er est un reflex, le 2ème un télémétrique.

    • Daphné 2 mai 2020

      Merci ! Pour le moment on ne s’est pas encore lancés dans le développement nous mêmes mais bien que ça doit être génial !

  • Herve 2 mai 2020

    Wahou superbe découverte en lisant votre article.
    J’ai eu mon 1er boîtier par un oncle photographe, un Pentax Me Super…. Assez difficile à financer entre pelloche et devellopement pour un total débutant je suis parti vers le numérique Pentax bien entendu pour réutiliser mes vieux cailloux, un k200, un kr, puis maintenant un K3…
    Et apres plus de 12 ans de numérique je redémarre en argentique avec un vieux Ricoh xf35 trouvé pour 4e à la braderie…
    Après avoir vu que mon vieux Me Super était malade… J’ai tenté d’en acheté un super EBay… Mais lui aussi malade… Je suis partie sur un Mx, un joli cadeau de Noël je dois dire…
    Et que dire du devellopement, ça demande un petit investissement (50e environ, et surtout un pièce bien noir pour ouvrir la pelloche) et ça laisse de super souvenir de l’avant, du pendant le devellopement.
    Ps c’est aussi possible en couleur, mais c’est surtout les températures des bains qui sont très exigeant

  • Latorre lucien. 33130 bègles 2 mai 2020

    J’ai toujours travaillé en argentique, le dernier de 1992. Nikon 801S objectif Angenieux 2/8, 26/70un must +2,8/180 nikon un autre must. Pellicule fugi 100_200 asa et autres. Des milliers de dipos et papier, devopee en couleur procède cibakrome, hélas disparu, encore un must. J’ai 93 ans. amicalement votre.

  • Flo 2 mai 2020

    Article très intéressant et vraiment sympa!
    Pour ma part j’ai débuté à l’appareil numérique puis je suis passé à l’argentique! C’est ultra intéressant on réfléchis différemment à la prise de photo ente le numérique et l’argentique! L’argentique apporte un point de vue totalement différent.
    De plus si vous avez la chance de développer vous même vos pellicules et vos photos comme moi c’est vivre la photo prise du début à la fin!

  • Didier Marc Lariviere 3 mai 2020

    Merci pour cet article, j ‘ utilise parfois l’argentique en noir et blanc avec la Trix X pour retrouver un rendu retro pour certains travaux, au niveau des boitiers, on trouve de magnifiques affaires sur le net, par exemple un Zorki 1, clone parfait du Leica II de 1932, pour 27 euros en parfait etat , cannonet QL19 pour 60 euros, rollei 35 XF et j’ en passe .)
    L’ inconvenient, le manque de labo et le prix de revient, pour ceux qui sont sur Paris il y a des clubs orientes argentique !
    On parle trop d’ autofocus, l ‘ hyperfocale etait pourtant plus efficace pour certaines orientations photographique !
    Il est vrai que les sensations sont differentes .
    Le numerique nous offre un certain confort, surtout lorsqu’ il faille monter en iso !

  • Fleur 3 mai 2020

    J’ai connu l’argentique uniquement et l’avènement du numérique. J’ai eu mon premier appareil à 13 ans, un Kodak et j’ai terminé avec un Canon Prima AF-E 135 mm. Côté pellicule je ne jurais que par Kodak 400 ASA ultramax, développé sur papier Kodak ou Fujifilm brillant. Quand je regarde mes photos argentiques, elles n’ont pas bougé d’un pouce, la qualité, la pureté de celles-ci sont intactes. L’argentique apprend a faire « la bonne photo » parce que votre pellicule n’a 24 ou 36 poses. Aujourd’hui j’ai un Canon EOS 300X, un des derniers argentique Canon et toujours mes pellicules Kodak. En numérique j’ai un Canon Ixus 155, il est petit et pratique. Depuis 15 ans que je suis avec un APN, je n’ai pas vraiment changé ma façon de faire de la photo. Je cherche toujours « la bonne photo », la différence : je fais beaucoup plus de photo. Je continue à faire développer mes photos numériques chez Fujilfim. Maintenant les photos numériques sont quand même de moins bonnes qualités que les photos argentiques et elles se conservent moins longtemps. Malgré les immense progrès du numérique, nous sommes encore loin du rendu argentique. Aujourd’hui, pour beaucoup, pour avoir une « belle » photo, elle doit obligatoirement passer par un ou des filtres, mais ça ce n’est pas une bonne photo. Quand à la photo de smartphone ou de tablette, comment dire, c’est équivalent à la photo instantanée des argentiques Polaroïd, bref des photos rapides sans valeur, aussi vite prise, aussi vite effacée.

  • Enguerraund 4 mai 2020

    De très belles photos qui me rappellent parfois celles que l’on peut observer dans l’ouvrage « Dorétique ou Argentique : balleyez les clichés sur la photographie » du célèbre Dave Le Chapellier. Un grand merci pour cet article qui peut aider les amateurs comme les plus avertis !
    Sentiments mutualistes.
    ES.

  • Marionbltm 5 mai 2020

    Article super interessant, d’autant plus que j’ai récemment emménagé à Paris et donc j’ai relevé tes adresses pour faire developper 🙂
    J’utilise depuis un an un argentique Canon assez simple car je suis loin d’être une pro et quel plaisir de découvrir ses photos lorsqu’on va les chercher puis de les mettre dans un album. On a beau dire mais avec nos téléphones on est beaucoup plus « fainéant ».. Pour moi, le numérique ne remplacera jamais l’argentique en terme de grain de photos et de nostalgie que leur photos procure.

  • Kromer 6 mai 2020

    Bonjour Daphné,

    Je cherche à acquérir un appareil argentique cependant je m’y connais très mal et j’ai peur de me faire « arnaquer ». Où avez-vous trouvé votre appareil ? As-tu des sites ou des boutiques à me recommander ?

    Je te remercie 🙂

  • Nawel.Chanel 6 mai 2020

    Bonjour Daphné et Vincent,

    Je vous remercie pour cet article et vous rejoins sur tous les points. Juste pour information aux personnes que cela pourraient intéresser, le photographe Greg Finck fait un travail absolument magnifique (côté mariage de par sa profession mais pas que ) avec l’argentique.

    Tchouss

  • Lili 6 mai 2020

    Bonjour
    Et merci pour cet article qui tombe à pic! Lors d’un héritage, nous avons fait deux découvertes d’appareils photo argentique : un yashica 635 de 1958 et un kodak Retinette des années 60. Ces appareils photos sont « très beaux ». Je les ai sur mon étagère en déco. Maintenant, je suis en trainde regarder pour utiliserdes films en 35 mm. C’est une découverte formidable ! J’ai hâte de commencer !

  • Laurelas 15 mai 2020

    Trop chouette cet article, je le garde sous le coude si jamais je m’y mets vraiment un jour 🙂 ma soeur shoote pas mal en argentique depuis peu, et moi j’emmène un jetable en voyage maintenant, mais un « vrai » appareil ce serait bien aussi…

    Mon papa développait lui-même ses photos quand mes parents vivaient à NYC dans leur jeunesse, j’ai toujours trouvé ça super classe quand je fouillais dans leurs vieilles photos quand j’étais petite… je me dis souvent que même si on fait plus de photos aujourd’hui, et que les appareils sont souvent d’une belle qualité, on en profite moins (elles dorment sur des disques durs, on en fait une tonne et du coup on prend pas le temps de s’en occuper comme il faut (enfin moi en tout cas hem)) bref.

    Ah et la première photo du champ de lavande : quelle beauté !

  • Maïlys LD 18 mai 2020

    J’ai eu une période où je trainais mon chéri dans les brocantes pour dénicher des appareils photos argentiques. J’en ai 3 à la maison, plus un Polaroid Supercolor. A la base c’était plus pour la décoration, mais ils sont encore fonctionnels. En lisant ton article je les ai d’ailleurs ressortis, je vais me commander des pellicules et me lancer ! J’amènerai à développer les pellicules qui étaient déjà dans les appareils, voir si ça donne quelque chose. Je trouve juste ça difficile de trouver des photographes qui les développent. J’ai le modèle Fuji STX-2, le Ricoh KR-10 Super avec un million de gadgets dont je ne me servirai probablement jamais (quoique, faut jamais dire jamais), le dernier est un Minolta SRT101, mais il n’a pas son objectif, j’ai juste le boitier. Il faudrait que je regarde si les objectifs des deux autres peuvent éventuellement aller dessus. J’ai toujours été attirée par l’argentique, mais tout de même la peur de « gâcher » la pellicule. Pourtant petite on avait des appareils photos argentiques (jetables ou non). Ma mère en a même de très vieux où on doit regarder par-dessus et ça reflète la photo à l’envers (elle ne les utilise pas bien sûr, ils servent de décoration).

  • Constance / @ Mon hibou rose 29 mai 2020

    Merci beaucoup pour cet article, les photos sont sublimes. Je shoote avec un numérique couplé à des objectifs argentiques : la mise au point manuelle et les réglages manuels sont beaucoup plus précis, et il y a un aspect vintage inégalable 🙂
    Votre article m’a donné vraiment envie de ressortir de temps en temps un boitier argentique, pour ce côté technique, pour prendre encore plus le temps et avoir la surprise à la découverte. Je pense que ça donne encore plus de place à la dimension artistique de la photographie.
    Alors merci !

    • Daphné 29 mai 2020

      Avec grand plaisir Constance 🙂

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